En décalage

06 octobre 2017

Dépression, anxiété et troisième âge

Les troubles affectifs, tels que la dépression et l’anxiété, ont tendance à réapparaître tout au long de la vie chez une partie vulnérable de la population. On pourrait s’attendre à ce que les épisodes de troubles affectifs soient plus fréquents chez les personnes âgées en raison de l’augmentation du risque d’événements tragiques survenus dans leur vie. Au lieu de cela, les troubles dépressifs semblent être un peu moins répandus chez les personnes âgées que chez les jeunes adultes, mais affectent malgré tout environ 2 à 3 % des personnes âgées vivant dans la communauté ; cependant, la prévalence chez les personnes âgées les plus fragiles et les plus vulnérables vivant dans des établissements de soins de longue durée est considérablement plus élevée, atteignant environ 10 %. En outre, par rapport aux jeunes adultes, les personnes âgées souffrent plus souvent d’une symptomatologie dépressive substantielle sans répondre aux critères de diagnostic d’une dépression. Cette affection est souvent appelée « dépression infraclinique », et affecte près de 1 personne âgée sur 10. La dépression infraclinique a également un impact majeur sur la qualité de vie des personnes âgées, et elle est un facteur de risque majeur de maladie dépressive. La prévalence estimée des troubles anxieux parmi la population âgée, varie entre 6 à 10 %, ce qui est légè- rement inférieur à la prévalence estimée des troubles anxieux chez les jeunes adultes, mais représente tout de même une cause importante de handicap. La prévalence de l’anxiété dans les établissements de soins de longue durée s’est avérée être un peu plus faible, et est estimée à environ 5,7 %. Les troubles anxieux et la dépression vont souvent de pair. Environ 13 % des personnes âgées souffrant d’un trouble anxieux présentent également une dépression, et 36 % des personnes âgées souffrant de dépression ont un trouble anxieux associé. Bien que les troubles affectifs soient fréquents chez les personnes âgées, le traitement est souvent efficace, y compris la thérapie cognitivo-comportementale et l’utilisation des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

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05 septembre 2017

Mister Bond

Ce n'est pas tous les jours que ça arrive, et ça méritait bien de vous en toucher un petit mot : tout récemment, j'ai pris le volant d'une Aston Martin. J'ai réalisé ce rêve durant un stage de pilotage à Albi, où j'ai pu conduire ce monstre dans des conditions optimales : sur un circuit de course où j'ai pu constater qu'elle était à la hauteur de sa réputation et de celle de James Bond. Un pur moment d'excitation, en vérité ! J'ai adoré pouvoir conduire dans ces conditions. J'adore piloter, et je ne m'en lasserai sans doute jamais. Néanmoins, sur la route, je trouve que mon plaisir s'est quelque peu étiolé, ces dernières années. Il faut dire que la routine du trajet et toutes les restrictions de vitesse en chemin contribuent pour beaucoup à cette lassitude : la conduite est devenue franchement déplaisante, de nos jours. Ce sont les restrictions qui gâchent le plus le désir, selon moi. Il n'y a encore pas si longtemps, la conduite sur route était encore évocatrice de liberté. Je me souviens que pendant mes jeunes années (qui ne sont pas si lointaines que ça), les ceintures de sécurité à l'arrière n'existaient par exemple pas., et qu'il y avait cent fois moins de panneaux qu'aujourd'hui. Je ne nie pas que nous sommes de plus en plus nombreux au volant, ce qui impose un minimum de règles. Mais nous vivons dans une société beaucoup trop codifiée pour prendre encore le moindre plaisir dans la conduite. Et ce n'est sans doute qu'un début. Ça ne m'étonnerait pas que dans quelques années, l'on nous impose des autoroutes bornées à 70 km/h (sauf pour les politiques qui peuvent évidemment conduire à la vitesse qu'ils veulent). Le problème de cette société ultrasécuritaire, c'est qu'elle est le plus souvent contre-productive. On le voit bien avec les allergies qui se sont répandues comme une traînée de poudre quand nous avons commencé à javelliser les maisons. Toute exagération est potentiellement nocive, et ce que nos dirigeants font pour nos routes est à mon sens bien au-delà de l'excès. C'est simple : lorsque je vois un radar, je me sens soudain l'envie d'écraser le pied sur l'accélérateur ! Si cette conduite sur circuit vous tente, je vous mets en lien le site sur lequel j'ai dégoté ce stage de pilotage. Offrez-vous un moment de liberté, si vous êtes comme moi frustré de la société actuelle ! Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du stage de pilotage à Albi.

astonmartin

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09 août 2017

Retour à la normale

C'est officiel : la France a retrouvé son attractivité d'avant les attentats de Paris. La fréquentation touristique a bondi de 10,2% au deuxième trimestre. L'année 2016, qui a été catastrophique en la matière, n'est plus qu'un lointain souvenir.

Et cette information est à mon sens à rapprocher de cette autre : un véhicule a tenté de faucher des militaires à Levallois-Perret. Six d'entre eux ont été blessés, dont deux grièvement. Les sbires de l'Etat Islamique continuent donc, encore et toujours, leur travail de sape et de terreur.

Mais peut-on véritablement parler de terreur ? Et à bien y réfléchir, le terrorisme existe-t-il ? Il est vrai que les attentats de Paris ont été un choc. Mais d'autres ont eu lieu depuis, et à chaque fois, les gens y ont été plus insensibles. L'effet d'habitude fait que les gens ne s'y intéressent plus autant qu'avant. Ils ont intégré ce risque, comme ils ont intégré le risque du sida. Des capotes pour l'un, un oeil attentif autour de soi dans le métro... mais c'est à peu près tout. Où est la terreur là-dedans ? Même les touristes sont revenus, moins de deux ans après les événements. Cela montre bien que le terrorisme ne peut exister que de manière locale, et pour une durée très limitée. Au-delà de cette date-limite, il ne cesse de perdre en puissance, en intérêt, et en terreur.

Il est évident que d'autres véhicules tenteront de commettre un carnage ; que d'autres individus tenteront de poignarder les passants ; mais comme l'a montré récemment l'actualité, les gens ne paniquent plus autant qu'avant. A la dernière attaque au couteau, les passants se sont mis à menacer l'assaillant avec des chaises, et l'ont acculé jusqu'à ce qu'il soit arrêté. Le terrorisme ? Une réalité qui appartient au passé. Peut-être reviendra-t-elle dans quelques années, quand les gens auront oublié. Mais pour le moment, elle ne fait plus autant d'effet. Et c'est déjà ça de pris.

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