En décalage

11 décembre 2017

La motoneige

Ah, Noël. Ses décorations, ses sapins, ses cadeaux, ses dîners qui n'en finissent pas... et surtout, sa neige !! L'hiver est vraiment la saison que je préfère entre toutes. En fait, c'est tellement vrai que je remplacerais sans problème toutes les activités nautiques de la périodes estivale par une seule activité glisse, si j'en avais la possibilité ! Se prélasser en bord de mer ou filer sur les pentes ? Le choix n'a rien de bien compliqué, en ce qui me concerne : je ne me sens jamais autant à ma place que sur des skis. Et de préférence au milieu d'une piste rouge, n'est-ce pas ! :) Ca, ce sont vraiment des vacances qui déchirent. Les autres activités sont sympas, bien sûr, mais ont tellement moins à offrir. Il m'arrive de faire de la planche à voile, du kitesurf, et même des treks. Mais le ski demeure bien au-dessus de tout ça. Cependant, je ne suis pas un fanatique pur sucre, et par moment, je peux même m'essayer à une nouvelle activité sur la poudreuse. Par exemple, il y a quelques jours, j'ai réalisé une balade en motoneige à La Plagne. C'était une première, et je dois dire que j'ai été conquis. Déjà, la motoneige est sympathique à prendre en main : trente secondes suffisent pour s'habituer et ensuite, on a l'impression d'avoir fait ça toute sa vie. Même mon épouse, qui n'aime pas particulièrement conduire (elle a raté quatre fois son permis et je crois que l'inspecteur a fini par le lui donner de guerre lasse ^^'), a su piloter sans le moindre problème (et m'a même jeté un regard arrogant lorsque j'ai osé lui proposer mon aide :D). Ensuite, les motoneiges permettent d'aller dans des sites à l'écart des pistes traditionnelles. Du coup, on a droit tout du long à des paysages incroyables. Tout ça pour dire que c'est une sortie plaisante que je conseille vivement. Tenez, voilà le site du prestataire, si si vous passez par La Plagne. Et surtout, bonnes vacances neige ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de randonnée en motoneige à La Plagne en suivant le lien.

 

motoneige (3)

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08 décembre 2017

Prédation et refus de vente : deux cas illustrant les difficultés de la règle per se

Le premier cas se réfère à une baisse de prix pouvant correspondre à un prix de prédation. En 1999, le DoJ initiait une enquête à propos du comportement de la compagnie aérienne American Airlines qui avait réagi à l’entrée de concurrents sur différentes liaisons à partir de son aéroport de base (hub) de Dallas en abaissant de manière substantielle ses propres prix et en accroissant ses capacités de vol. Était-ce là un comportement prédateur pour faire sortir les nouveaux concurrents ou était-ce plus simplement une réaction normale afin de défendre ses parts de marché face à de nouveaux concurrents ? Le DoJ concluait son enquête en expliquant que ce comportement ne pouvait se concevoir en dehors d’un pur objectif d’exclure des concurrents. Selon le DoJ, étant donné la domination d’American Airlines sur son aéroport de base, les pertes qu’une baisse de prix et d’accroissement de capacités induisaient n’étaient rationalisables qu’en regard de gains ultérieurs que la compagnie pouvait espérer si elle parvenait à induire la sortie des concurrents. Mais comment prouver la matérialité de gains futurs, sans que l’on soit assuré que la sortie des concurrents aura bien lieu ? Sans se prononcer sur le fond, une cour de justice locale donnait tort au DoJ dans un jugement préliminaire. Ce verdict fut confirmé en appel au motif que American Airlines n’avait pas baissé son prix en dessous d’un niveau approprié de coût que le tribunal explicitait en la circonstance. Mais au-delà du verdict, l’intérêt de ce jugement était double. D’une part, il affirmait que l’intention de la prédation n’avait pas à être prouvée, autrement dit, les tribunaux pouvaient être dispensés de montrer que la baisse de prix et l’expansion de capacité avaient bien pour intention ou pour objectif de réduire le nombre de concurrents. Il suffisait de prouver que la hausse de prix qui devenait possible après l’élimination du concurrent pouvait compenser la perte due à la baisse initiale. C’était là une transformation notoire. D’autre part, le jugement définissait une notion de coût-plancher pour déterminer le seuil en deçà duquel la baisse de prix pouvait être de nature délictueuse. En l’occurrence, le seuil minimal de coût retenu était le coût incrémental moyen, conformément à une recommandation de Areeda et Turner (1974). Certains économistes ont vu là une jurisprudence permettant de clarifier la notion de prix prédateur. Le deuxième cas est relatif à une pratique de refus de vente. En 1992, la société Eastman Kodak a été poursuivie en justice par l’un de ses clients à qui elle refusait de vendre des pièces détachées parce que ce client cherchait à concurrencer Kodak dans l’offre de services de photocopieurs. Fallait-il sanctionner ce refus de vente ? Le problème était d’autant plus délicat que ces pièces détachées étaient protégées par des droits de propriété intellectuelle. La société Kodak était accusée par son concurrent de violer l’article 2 du Sherman Act en cherchant à monopoliser le marché des pièces détachées de ses propres photocopieurs. Un premier jugement de droit civil disculpait Kodak de toute charge en estimant qu’il était peu vraisemblable que le refus de vente traduise l’objectif d’exclure un concurrent. Retenant le marché de la vente de photocopieurs neufs où Kodak ne disposait que d’une part de 20 %, le jugement préliminaire estimait en effet qu’il aurait été irrationnel de la part de Kodak de restreindre ses ventes dans un motif de prédation. La neuvième Cour d’appel, puis en dernière instance la Cour suprême en 1997, invalidaient ce jugement préliminaire, en invoquant d’autres arguments pour expliquer que le comportement de prédation ne pouvait être exclu a priori et qu’il fallait réexaminer le cas sur le fond. L’entrée dans l’argumentaire de la Cour suprême de notions telles que les externalités de réseaux, les avantages liés à la base installée, le verrouillage technologique (lock-in), les coûts de changement de fournisseurs (switching costs), etc. illustrait l’influence croissante de l’analyse économique sur le droit de la concurrence. Comme le cas portait sur un refus de vente de composants brevetés, la CAFC, juridiction de dernier ressort en matière de propriété intellectuelle, devait affirmer dans une décision de 1999 qu’un refus de vente d’un produit breveté ne saurait constituer, en aucun cas, une violation du droit de la concurrence. Deux questions étaient ainsi posées et elles sont au cœur de nombreux débats contemporains. La première est de savoir s’il y a prééminence du droit de la propriété intellectuelle sur celui de la concurrence, et la deuxième de savoir dans quels cas un refus de licence d’un droit de propriété intellectuelle peut être de nature délictueuse. Ces questions sont loin d’être tranchées, alors même qu’elles sont au cœur de procès contemporains spectaculaires en antitrust (comme ceux à l’encontre de Microsoft aux USA et en Europe). Elles illustrent quelques-unes des tensions présentes qui traversent le droit de la concurrence et celui de la propriété intellectuelle.

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20 novembre 2017

Mortalité liée à l’insuffisance cardiaque

En 2013, 70 213 certificats de décès mentionnent l’IC comme cause initiale ou associée de décès, dont une majorité de femmes (55,4 %). Environ deux tiers (64,6 %) des personnes décédées sont âgées de 85 ans ou plus (74,5 % chez les femmes, 52,4 % chez les hommes). La part de décès survenus avant 65 ans est faible (4,7 %) et inférieure chez les femmes (2,6 %) par rapport aux hommes (7,2 %). En 2013, le taux brut de mortalité liée à l’IC est de 106,9/100 000 habitants (114,8 chez les femmes, 98,4 chez les hommes). À l’inverse, le taux standardisé sur l’âge est plus élevé chez les hommes que chez les femmes (127,7 versus 82,8). Entre 2000 et 2013, le taux standardisé de mortalité diminue fortement (- 36,0 %) de façon homogène selon le sexe et l’âge. La réduction de la mortalité liée à l’IC témoignerait de l’amélioration de la prise en charge de l’IC et des cardiopathies ischémiques. Les Hauts-de-France et la Corse affichent les taux de mortalité les plus élevés. L’Îlede-France, quant à elle, présente le taux le plus bas. Les taux demeurent proches de la moyenne nationale pour les autres régions métropolitaines. Les DROM ont des taux particulièrement bas par rapport au taux national, à l’exception de La Réunion. Ces disparités régionales pourraient s’expliquer par des taux de patients hospitalisés variables et par des inégalités sociales aussi bien dans l’accès aux soins que dans la prise en charge. De plus, les personnes insuffisantes cardiaques étant généralement âgées, les difficultés inhérentes à leur prise en charge sont à considérer, et sont plus ou moins importantes selon la région de domicile. Enfin, l’IC étant mentionnée en tant que cause associée de décès dans deux tiers des certificats de décès, la cause initiale de décès est fréquemment non cardio-vasculaire. Ainsi, les disparités de prise en charge de ces affections non cardio-vasculaires peuvent jouer un rôle dans les disparités régionales de mortalité liée à l’IC. En 2013, le taux de mortalité liée à l’IC varie selon l’indice de désavantage social (FDep) de la commune de résidence. Il est environ 1,5 fois plus élevé dans le quintile de population le plus défavorisé socio-économiquement (Q5) par rapport au moins défavorisé (Q1). Cet écart de mortalité est plus marqué parmi les personnes de moins de 65 ans (ratio Q5/Q1 de 2,5). Ces variations sont liées aux variations régionales du taux de patients hospitalisés et aux inégalités de prise en charge et d’observance des traitements selon la position socio-économique.

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06 novembre 2017

Cuba, l'ère des populistes

Quand je regarde l'actualité américaine, je suis quand même bien content de vivre en France. Dès que je vois la trogne de Trump à la télévision, je me dis que les Etats-Unis sont un pays extraterrestre. Durant un séminaire à Cuba, j'ai d'ailleurs discuté de ces élections américaines avec des new-yorkais. Nous avons évidemment parlé du milliardaire à la coupe de cheveux étrange qui fascine tant les médias. Quand on m'a demandé si nous avions un équivalent en France, j'ai répondu que nous avions heureusement été préservés de cette folie. Nous avons bien eu Jacques Cheminade qui décrivait la réforme de la santé américaine comme un crime contre l'humanité, mais il y a une différence de taille, en ce sens où il obtenait un score risible. Pour autant, avec un peu de recul, il me semble que nous ne sommes pas si loin du cas américain, en définitive. Car quelque chose ressort clairement de ces élections : l'ordre actuel, comme chez nous, est en train de s'écrouler. Là-bas, ce sont des candidats comme Donald Trump qui tirent leur épingle du jeu : des challengers qui prônent la destruction du modèle existant. Mais ici, nous avons un équivalent puisque nous avons la présidente du Front National. Aux Etats-Unis comme en France, un changement analogue est en cours : l'électorat ne supporte plus ses élites. Cela fait un bout de temps que ce désamour caractérise notre société. Lors des élections de 2002, un certain Jean-Marie Le Pen était déjà passé au second tour. On ne peut donc pas prétendre que ça vient de sortir. Il s'agit davantage d'une vague de fond qui s'est construite au fil des décennies. Je crois que tout a commencé à partir de Napoléon. Et puis c'est monté, avec les crises économiques, la montée de la dette publique, la montée du chômage.. Lors de ce séminaire à Cuba, quelqu'un a décrit ce rejet comme une menace pour la démocratie. Mais je ne suis pas du tout d'accord avec cette idée. Je crois au contraire qu'il est capital de rappeler qui est le patron, de temps à autre : le peuple. Pour l'instant, c'est l'ère des populistes. Mais après cela viendra enfin l'ère de la reconstruction. A lire sur le site internet de l'Agence Séminaire à Cuba.

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06 octobre 2017

Dépression, anxiété et troisième âge

Les troubles affectifs, tels que la dépression et l’anxiété, ont tendance à réapparaître tout au long de la vie chez une partie vulnérable de la population. On pourrait s’attendre à ce que les épisodes de troubles affectifs soient plus fréquents chez les personnes âgées en raison de l’augmentation du risque d’événements tragiques survenus dans leur vie. Au lieu de cela, les troubles dépressifs semblent être un peu moins répandus chez les personnes âgées que chez les jeunes adultes, mais affectent malgré tout environ 2 à 3 % des personnes âgées vivant dans la communauté ; cependant, la prévalence chez les personnes âgées les plus fragiles et les plus vulnérables vivant dans des établissements de soins de longue durée est considérablement plus élevée, atteignant environ 10 %. En outre, par rapport aux jeunes adultes, les personnes âgées souffrent plus souvent d’une symptomatologie dépressive substantielle sans répondre aux critères de diagnostic d’une dépression. Cette affection est souvent appelée « dépression infraclinique », et affecte près de 1 personne âgée sur 10. La dépression infraclinique a également un impact majeur sur la qualité de vie des personnes âgées, et elle est un facteur de risque majeur de maladie dépressive. La prévalence estimée des troubles anxieux parmi la population âgée, varie entre 6 à 10 %, ce qui est légè- rement inférieur à la prévalence estimée des troubles anxieux chez les jeunes adultes, mais représente tout de même une cause importante de handicap. La prévalence de l’anxiété dans les établissements de soins de longue durée s’est avérée être un peu plus faible, et est estimée à environ 5,7 %. Les troubles anxieux et la dépression vont souvent de pair. Environ 13 % des personnes âgées souffrant d’un trouble anxieux présentent également une dépression, et 36 % des personnes âgées souffrant de dépression ont un trouble anxieux associé. Bien que les troubles affectifs soient fréquents chez les personnes âgées, le traitement est souvent efficace, y compris la thérapie cognitivo-comportementale et l’utilisation des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

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05 septembre 2017

Mister Bond

Ce n'est pas tous les jours que ça arrive, et ça méritait bien de vous en toucher un petit mot : tout récemment, j'ai pris le volant d'une Aston Martin. J'ai réalisé ce rêve durant un stage de pilotage à Albi, où j'ai pu conduire ce monstre dans des conditions optimales : sur un circuit de course où j'ai pu constater qu'elle était à la hauteur de sa réputation et de celle de James Bond. Un pur moment d'excitation, en vérité ! J'ai adoré pouvoir conduire dans ces conditions. J'adore piloter, et je ne m'en lasserai sans doute jamais. Néanmoins, sur la route, je trouve que mon plaisir s'est quelque peu étiolé, ces dernières années. Il faut dire que la routine du trajet et toutes les restrictions de vitesse en chemin contribuent pour beaucoup à cette lassitude : la conduite est devenue franchement déplaisante, de nos jours. Ce sont les restrictions qui gâchent le plus le désir, selon moi. Il n'y a encore pas si longtemps, la conduite sur route était encore évocatrice de liberté. Je me souviens que pendant mes jeunes années (qui ne sont pas si lointaines que ça), les ceintures de sécurité à l'arrière n'existaient par exemple pas., et qu'il y avait cent fois moins de panneaux qu'aujourd'hui. Je ne nie pas que nous sommes de plus en plus nombreux au volant, ce qui impose un minimum de règles. Mais nous vivons dans une société beaucoup trop codifiée pour prendre encore le moindre plaisir dans la conduite. Et ce n'est sans doute qu'un début. Ça ne m'étonnerait pas que dans quelques années, l'on nous impose des autoroutes bornées à 70 km/h (sauf pour les politiques qui peuvent évidemment conduire à la vitesse qu'ils veulent). Le problème de cette société ultrasécuritaire, c'est qu'elle est le plus souvent contre-productive. On le voit bien avec les allergies qui se sont répandues comme une traînée de poudre quand nous avons commencé à javelliser les maisons. Toute exagération est potentiellement nocive, et ce que nos dirigeants font pour nos routes est à mon sens bien au-delà de l'excès. C'est simple : lorsque je vois un radar, je me sens soudain l'envie d'écraser le pied sur l'accélérateur ! Si cette conduite sur circuit vous tente, je vous mets en lien le site sur lequel j'ai dégoté ce stage de pilotage. Offrez-vous un moment de liberté, si vous êtes comme moi frustré de la société actuelle ! Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du stage de pilotage à Albi.

astonmartin

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09 août 2017

Retour à la normale

C'est officiel : la France a retrouvé son attractivité d'avant les attentats de Paris. La fréquentation touristique a bondi de 10,2% au deuxième trimestre. L'année 2016, qui a été catastrophique en la matière, n'est plus qu'un lointain souvenir.

Et cette information est à mon sens à rapprocher de cette autre : un véhicule a tenté de faucher des militaires à Levallois-Perret. Six d'entre eux ont été blessés, dont deux grièvement. Les sbires de l'Etat Islamique continuent donc, encore et toujours, leur travail de sape et de terreur.

Mais peut-on véritablement parler de terreur ? Et à bien y réfléchir, le terrorisme existe-t-il ? Il est vrai que les attentats de Paris ont été un choc. Mais d'autres ont eu lieu depuis, et à chaque fois, les gens y ont été plus insensibles. L'effet d'habitude fait que les gens ne s'y intéressent plus autant qu'avant. Ils ont intégré ce risque, comme ils ont intégré le risque du sida. Des capotes pour l'un, un oeil attentif autour de soi dans le métro... mais c'est à peu près tout. Où est la terreur là-dedans ? Même les touristes sont revenus, moins de deux ans après les événements. Cela montre bien que le terrorisme ne peut exister que de manière locale, et pour une durée très limitée. Au-delà de cette date-limite, il ne cesse de perdre en puissance, en intérêt, et en terreur.

Il est évident que d'autres véhicules tenteront de commettre un carnage ; que d'autres individus tenteront de poignarder les passants ; mais comme l'a montré récemment l'actualité, les gens ne paniquent plus autant qu'avant. A la dernière attaque au couteau, les passants se sont mis à menacer l'assaillant avec des chaises, et l'ont acculé jusqu'à ce qu'il soit arrêté. Le terrorisme ? Une réalité qui appartient au passé. Peut-être reviendra-t-elle dans quelques années, quand les gens auront oublié. Mais pour le moment, elle ne fait plus autant d'effet. Et c'est déjà ça de pris.

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