Charles de Gaulle, la semaine dernière. Après un briefing de 30 minutes, j'entre dans le cockpit du Boeing et m'installe sur le siège du commandant de bord, tandis que ma femme s'installe sur l'un des deux sièges à l'arrière du cockpit. Mon pilote-instructeur s'installe à ma droite, sur le siège de l'officier pilote de ligne (OPL). Je sangle ma ceinture à cinq points d'ancrage et mets mon casque. C'est le moment d'effectuer la checklist de contrôle. Quelques minutes plus tard, je demande enfin à la tour de contrôle la permission de décoller. C'est l'heure de quitter le plancher des vaches. Je pousse les gaz. L'appareil accélère sur la piste et je sens le cockpit vibrer. Puis l'appareil quitte la piste et je me retrouve collé à mon siège. Je monte à 2000 pieds avant de prendre un virage à 45° pour m'éloigner de l'aéroport. C'est parti pour une heure de vol. Je ne suis pas pilote. Et ce n'est pas un véritable appareil. Pourtant, de là où je suis, il est impossible de distinguer la fiction de la réalité. Je suis dans un simulateur de vol. Rien à voir avec un quelconque Flight Simulator. Il s'agit ici d'un simulateur professionnel, utilisé par les compagnies aériennes pour former leurs pilotes de ligne. Ces simulateurs ont été approuvés par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile). Le cockpit est la réplique exacte d'un Boeing, et la simulation est photo-réaliste. La cabine fermée est installée sur vérins hydrauliques, et l'on ressent donc tous les mouvements lors du vol : les accélérations, les décélérations, les inclinaions de l'appareil, l'atterrissage. Le simulateur reproduit la réalité à 98% ! Le simulateur reproduit également à la perfection les conditions climatiques : jour / nuit, neige, lumière éblouissante... Le vol est à la carte, c'est-à-dire que l'on peut choisir l'aéroport d'envol (parmi plus de 24000), les conditions de vol (conditions climatiques, panne éventuelle...). Pour ma part, j'ai opté pour un vol tranquille Bâle-Strasbourg, de jour et par beau temps. Une expérience incroyable ! A tel point que j'ai ressenti le décalage horaire à la sortie. Je m'étais posé au crépuscule et on était en fin de matinée à l'extérieur ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur vol en simulateur.